« La pandémie a mis en avant le problème de l’anosmie et a permis une prise de conscience mondiale de l’importance de l’odorat. Par rapprochement, il y a intérêt grandissant pour la parfumerie ; non seulement pour une connaissance plus poussée du parfum mais aussi de l’impact de l’odorat sur le bien-être et l’équilibre psychologique  », explique Isabelle Ferrand, CEO de Cinquième Sens.

Besoin de connaissances

Cette tendance avait émergé avant le déclenchement de la pandémie, mais elle a été renforcée et accélérée par les différents confinements.

« D’une part, les gens ont pris conscience de l’importance des parfums et veulent occuper leur temps libre et apprendre différentes choses de chez eux. Avec la pandémie, de nombreuses personnes veulent faire ce qu’elles ne se sont jamais donné l’occasion de faire, réaliser leurs rêves et l’un de ces rêves peut être d’en apprendre davantage sur la parfumerie. De l’autre côté, il y a les entrepreneurs. Des personnes qui ont perdu leur emploi à cause de la pandémie et qui souhaitent créer une entreprise de parfums, de savons ou de bougies », déclare Ana María Páez Saldarriaga, dirigeante d’Atelier Olfativo, le franchisé de Cinquième Sens en Colombie.

« Nous nous trouvons face à un mix fascinant entre intérêts individuels et professionnels. Nous avons des personnes qui n’ont jamais pensé avoir accès à une formation en parfumerie, en raison de leur lieu de résidence (c’est-à-dire loin des centres de parfumerie américains de New York et de Californie), et qui grâce à Zoom réalisent leur rêves. D’autres, qui étaient trop happés par leur travail assister physiquement à une formation, peuvent maintenant nous rejoindre pour de courts moments car ils travaillent de chez eux et ont plus de flexibilité », confirme Tami Katz, de la société américaine de conseil en parfums Serendipitee.

« Depuis la pandémie, il y a de plus en plus de gens qui cherchent de l’aide pour lancer une marque de parfums naturels parce qu’ils désirent changer de carrière et faire quelque chose qu’ils aiment », pointe Samantha Taylor de The Powder Room, en Australie.

« Une explosion de la demande en matière d’olfaction est en train de se produire », ajoute Alessandra Tucci, fondatrice de Paralela Escola Olfativa, à São Paulo, Brésil.

Crédit : www.premiumbeautynews.com