
Musée de l’Armée
Plonger le visiteur dans les campagnes napoléoniennes
Pour une visite consacrée à Napoléon, le Musée de l’Armée voulait rapprocher les visiteurs de l’expérience vécue par les soldats. Au-delà des uniformes, des objets et des récits, il s’agissait de leur faire imaginer très concrètement les environnements des campagnes : la poudre d’un champ de bataille, la présence des chevaux, la chaleur et la poussière du désert.
À partir d’un brief initial de quatre pistes, Cinquième Sens et le musée ont retenu trois atmosphères olfactives capables de faire entrer le visiteur dans cette réalité sensible : le champ de bataille, l’écurie et le désert. Le parcours ne cherche pas à expliquer une nouvelle fois l’Histoire, mais à faire éprouver ce que les soldats pouvaient sentir autour d’eux.
L’accord « champ de bataille » associe notamment la poudre et la pierre à fusil. L’accord « écurie » évoque la proximité du cheval, omniprésent dans la vie militaire de l’époque. Enfin, l’accord « désert » restitue une sensation de sable chaud, de poussière et d’air sec. Ces évocations ne prétendent pas reproduire à l’identique une odeur historique ; elles donnent au visiteur des repères sensoriels pour se projeter dans le récit.
Les trois accords ont été conditionnés dans quinze piluliers contenant des billes polymères, avec les éléments nécessaires à leur stockage et à leur utilisation pendant la médiation. Le support, la concentration et le nombre d’objets ont été pensés avec autant d’attention que l’écriture olfactive elle-même.
La visite acquiert alors une autre densité. Les odeurs replacent le corps au cœur du récit et permettent de saisir immédiatement ce que les objets exposés ne peuvent pas restituer seuls : l’environnement physique dans lequel les soldats évoluaient.
Cinquième Sens Studio transforme ici l’olfaction en matière narrative : trois atmosphères suffisent à rendre plus proche, plus physique et plus mémorable une page d’Histoire.
